Police nationale: Les gestionnaires de données des stocks d’armes formés
Service Communication ComNat-ALPC, 22-06-2016
Dans le cadre de son plan national d’actions, la Commission nationale de lutte contre les armes légères (ComNat-Alpc) a organisé, en collaboration avec le Japon, à travers le Pnud, une formation à l’intention des gestionnaires de base de données de stocks d’armes de la police nationale, à Yamoussoukro.
Il s’agissait de leur donner des notions pratiques sur l’application du logiciel Rsts et tout son environnement. Ce système qui recueille en temps réel des données sur les mouvements des armes, a nécessité la connexion de la Direction générale de la police nationale (Dgpn), site serveur, à treize sites clients (12 préfectures de Police et la Bae), à travers un réseau informatique sécurisé.
Le Commissaire divisionnaire Djokouehi Léon, secrétaire de la sous-commission opérations-sécurité, représentant le président de la ComNat-Alpc, a fait le bilan du programme de marquage et traçage des armes en Côte d’Ivoire. Avant d’indiquer: « le programme d’appui à la lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre et la sécurisation communautaire est un projet financé par le Japon à travers le Pnud depuis 2012. Il vise à appuyer les institutions de sécurité pour la gestion, le stockage et la destruction des Alpc. Convaincu que si le processus d’interconnexion et de gestion des bases de données est maîtrisé par les forces de l'ordre cela permettra d’optimiser le traçage des armes légalement détenues dans les armureries de Côte d’Ivoire ».
Les participants à cet atelier sont sortis très satisfaits à travers les différents modules exécutés, notamment l’authentification au système Rsts, l’enregistrement d’une arme et d’un agent, la gestion des mouvements d’une arme marquée et l’édition de rapports. « Nous sommes désormais capables d’enregistrer de façon électronique une arme grâce à la formation sur l’utilisation du logiciel Rsts de gestion des stocks d’armes qui se faisait auparavant manuellement. Le contrôle des armes détenues par nos hommes est optimisé avec cette nouvelle technologie », a déclaré le sergent-chef Loué Bouazo, armurier à la Préfecture de police de Korhogo.
Rappelons que la fin de la première phase de ce projet qui s’est achevé le 31 mars 2015, a entraîné l’arrêt du fonctionnement du réseau. La phase 2 du programme vise donc la réactivation du réseau en y impliquant la Direction des transmissions et des services informatiques (Dtsi) du ministère d’État, ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, pour permettre à la police de se l’approprier. Ce qui devrait favoriser la pérennisation de ce dispositif.



























